Brahim Megherbi

May, the 31th

Par Le 31/05/2021

Books have to be read, not to be burnt.

Although I disapprove of Gabriel Matzneff's practices, I agree with his Italian publisher, Michele Silenzi who defends Vanessavirus.

This work is Matzneff's response to Vanessa Springora's Consent.

The book, translated by Giuliano Ferrara, is the right of reply of Matzneff, who not only explains his pedophile past but who on the other hand delivers a literary text free from the morality of  cancel culture which considers that art should be a matter of ethics.

No, a book can be good even if its subject matter is abominable.

A work of art exists independently of its author. A writer can be abject and deliver a text that is second to none.

Let's separate text and author, we do not have to judge Matzneff as Sade was judged.

Baudelaire, Flaubert, so many others were condemned because they did not respect morals.

Whose name did History retain?

The one of their judges, of these ladies of leagues of virtue who were frightened for so little?

No, posterity has not forgotten the names of the writers because their works do exist beyond moral or artistic conventions !!!

I am not defending the odious Matzneff as a man, I support the author, a fallen star of our time.

Even if I am horrified by his deeds.

Brahim Megherbi /

Brian Vane /

S. E. B

Vive Charlie

Par Le 09/01/2015

 

 

Nous apportons tout notre soutien aux familles des victimes de la tuerie du 8 janvier 2015 

et nous regrettons profondément la mort des journalistes dessinateurs de Charlie Hebdo

qui maniaient l'humour comme autant de traits d'ironie.

 

RIP 

 

Charb

Cabu

Wolinski

 

Honoré

Tignous

Oncle Bernard

Elsa Cayat

Mustapha Ourrad

Michel Renaud

Frédéric Boisseau

Franck Brinsolaro

Ahmed Merabet

 

Vous nous avez appris ce que signifiait vivre pour défendre ses idées

et vous avez élévé la liberté d'expression en valeur fondamentale.

Nous ne vous oublierons pas.

Brahim Megherbi/ Brian Vane/ S.E.B

 

 

 

 

Inferno

Par Le 23/01/2014

 

Descente aux Enfers  

 

Quand, tel Orphée, je descendis, vers les Enfers, 

Et que j'eus donné la piécette, au clochard, 

Je me laissais aller aux frasques du hasard, 

L'un de mes bourreaux avait la verge de fer. 

J'ai cru, mille fois, haïr, celui que j'étais, 

Quand je reçus l'amour de mon Dieu, déjà mort. 

Le venin passa dans les veines de mon corps,

Je criais, je meurs, et mon Ego, l'on matait. 

La souffrance recréa, en moi, Son martyre,  

Plus je ressentais le mal, plus j'aimais pâtir, 

Je recherchais, dans la douleur, le faux plaisir, 

Qu'aucun homme n'était capable de m'offrir.

Ils étaient des caricatures de moi-même, 

Des résidus déviants de l'Astre, que j'aime.

 

Brahim Megherbi/ Brian Vane /  S.E.B

 

Les vers sataniques 

 

Prince de ce monde, géniteur de l'envie,  

Sous la forme d'un serpent, tu connus la femme, 

Elle se donna, à Toi, et devint infâme, 

Depuis ce jour, elle nous donna la mort, non la Vie. 

 

Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome, et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Ah, mon Dieu, si tu l'avais vu l'oeuvre du Mal,  

Jamais, tu ne serais mort, pour cet animal. 

Seigneur, Tu es mort, près de l'autel de Vénus,  

Mutilé, sous la voûte même d'Uranus. 

 

Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome, et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Sa connaissance, l'homme la doit à Satan,

Quand Ton sang glorieux coule, à chaque printemps. 

Hélas, je pleure Adonis, il n'est le Démon, 

Mais le beau jeune homme, que nous aimons. 

 

 Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Tu poussas la jeune fille, à vendre ses charmes. 

Elle fut prostituée, au pays de Nod. 

Yubal, le citharède, fut le dieu de Rhodes, 

Tubal apprit, au guerrier, à forger des armes. 

 

Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome, et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

 L'Hébreu, qui occupe Canaan, Te maudit, 

L'Arabe crut que Tu inspirais les poètes, 

Par des sacrifices, des orgies et des fêtes.

 

Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome, et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

  De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Ils célébrèrent Satan, chaque vendredi, 

Les ivrognes reconnurent, en toi, Bacchus, 

Et le pédéraste embrassa ton anus. 

 

Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Ah, mon Dieu, si tu l'avais vu l'oeuvre du Mal, 

Jamais, tu ne serais mort, pour cet animal. 

Seigneur, tu es mort, près de l'autel de Vénus, 

Mutilé sous la voûte même d'Uranus 

 

 Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome, et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Sa connaissance, l'homme la doit à Satan,

Quand ton sang glorieux coule à chaque printemps. 

Hélas, je pleure Adonis, il n'est le Démon, 

Mais le beau jeune homme, que nous aimons.

 

Brahim Megherbi/ Brian Vane  / S.E.B

 

Vénus aux Enfers 

 

Chrétienne, hystérique, d'un père autoritaire, 

Hérita le caractère et les gants de fer. 

Madame connait bien Sade, lu aux Enfers, 

Elle dut me dominer, pour me faire taire. 

Etrange Vénus, à la coiffure saphique, 

Elle a la fourure, mais n'est pas ma sylphide, 

Mes nuits, à Pernety, furent souvent épiques, 

Quand je contemplais cette Grâce, aux traits livides.

 

Brahim Megherbi / Brian Vane / S.E.B

 

Un conte décadent

Par Le 20/01/2014

           Alvine 

Il était une fois une princesse aussi gracieuse que méprisante, qui portait le nom d'Alvine. On l'avait prénommée ainsi, en raison de l'étrange parfum d’amertume, qu’elle exhalait. C’est pourquoi les poètes l’avaient comparée à la plante d’absinthe.

Sa peau était si blanche que l’on aurait cru ses mains faites de cire. Elle avait des traits fins et une chevelure aussi blonde que les blés. Ses yeux, d’un bleu-cendré envoûtant, masquaient un regard qui mettait mal à l’aise ceux qui osaient la contempler sans baisser la tête. Sa superbe surpassait celle de ses compagnes, qui la jalousaient secrètement et médisaient tout bas. Mais le cœur d’Alvine était imperméable aux sentiments et seule la cruauté semblait la distraire. Elle s'amusait des événements tragiques et semblait réjouie quand on lui annonçait une catastrophe. Elle était incapable de la moindre compassion.

Voyant qu’elle ne changeait pas, mais que, bien au contraire, son caractère empirait de jour en jour, sa mère, qui était quelque peu fée, décida de lui donner une leçon. Désormais, chaque fois qu’Alvine parlerait, un mince filet d’urine coulerait le long de sa bouche. Quoique la punition fut cruelle, Alvine la méritait bien, tant son comportement révoltait  ceux qui la croisaient.

Ainsi affligée par ce don, Alvine n’osa plus parler. Elle se sentait ridicule et peu à peu, elle comprit la misère de son état. Chaque nuit, elle pleurait et ses larmes se mêlaient aux gouttes infectes. Plus la princesse hurlait de désespoir, plus elle était souillée.

Un jour, un guerrier d'une beauté éclatante, qui portait le nom de Syphax, se présenta à la cour. Il exigea la main de la princesse, dont le portrait lui avait été fait auparavant, sous peine de déclencher les hostilités. Les grâces d’Alvine avaient dépassé en notoriété les limites du territoire de son père. Celui-ci, qui ne savait comment résoudre la situation, proposa qu’on donna le choix à la princesse elle-même.

Interrogée, Alvine ne put dire trois mots sans qu’un flot d’urine sortit de sa bouche. Le prince dégoûté, fit un pas en arrière tandis qu’Alvine éclata en sanglots. La reine, sa mère, eut alors pitié d’elle et elle défît le sortilège qu’elle lui avait jeté. Alvine put épouser Syphax et une fête de trente jours fut organisée. La princesse se montra enjouée et affable, et le peuple entier fut ébloui par son humilité.

Brahim Megherbi / Brian Vane / S.E.B