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poésie

May, the 31th

Par Le 31/05/2021

Books have to be read, not to be burnt.

Although I disapprove of Gabriel Matzneff's practices, I agree with his Italian publisher, Michele Silenzi who defends Vanessavirus.

This work is Matzneff's response to Vanessa Springora's Consent.

The book, translated by Giuliano Ferrara, is the right of reply of Matzneff, who not only explains his pedophile past but who on the other hand delivers a literary text free from the morality of  cancel culture which considers that art should be a matter of ethics.

No, a book can be good even if its subject matter is abominable.

A work of art exists independently of its author. A writer can be abject and deliver a text that is second to none.

Let's separate text and author, we do not have to judge Matzneff as Sade was judged.

Baudelaire, Flaubert, so many others were condemned because they did not respect morals.

Whose name did History retain?

The one of their judges, of these ladies of leagues of virtue who were frightened for so little?

No, posterity has not forgotten the names of the writers because their works do exist beyond moral or artistic conventions !!!

I am not defending the odious Matzneff as a man, I support the author, a fallen star of our time.

Even if I am horrified by his deeds.

Brahim Megherbi /

Brian Vane /

S. E. B

Mood

Par Le 25/06/2014

 

ALL I DO

I AM STILL WITH YOU

 

AFTER ALL I'VE TRIED

I WILL STAY CRUCIFIED

YOU'RE THE ONE I LOVE

MY SWEET SYRIAN DOVE

I SAID GOD DOES NOT EXIST

FOR YOU I WAS A NIHILIST

ARE YOU REAL

OR AM I FAKE?

 

ALL I  DO

I WILL PRAY FOR YOU

 

FOR THEM I AM JUST A RAKE

DO YOU SEE THIS LITTLE SNAKE

TWISTING AROUND MY BONES 

I'M A NEW MESSIAH

WHO WILL BE HURT BY STONES

I DON'T SUFFER IT'S MY FATE

MY FAITH HAS TURNED TO HATE

 

ALL I DO

I WILL STAY WITH YOU

Brahim Megherbi / Brian Vane / S.E.B

 

 

Inferno

Par Le 23/01/2014

 

Descente aux Enfers  

 

Quand, tel Orphée, je descendis, vers les Enfers, 

Et que j'eus donné la piécette, au clochard, 

Je me laissais aller aux frasques du hasard, 

L'un de mes bourreaux avait la verge de fer. 

J'ai cru, mille fois, haïr, celui que j'étais, 

Quand je reçus l'amour de mon Dieu, déjà mort. 

Le venin passa dans les veines de mon corps,

Je criais, je meurs, et mon Ego, l'on matait. 

La souffrance recréa, en moi, Son martyre,  

Plus je ressentais le mal, plus j'aimais pâtir, 

Je recherchais, dans la douleur, le faux plaisir, 

Qu'aucun homme n'était capable de m'offrir.

Ils étaient des caricatures de moi-même, 

Des résidus déviants de l'Astre, que j'aime.

 

Brahim Megherbi/ Brian Vane /  S.E.B

 

Les vers sataniques 

 

Prince de ce monde, géniteur de l'envie,  

Sous la forme d'un serpent, tu connus la femme, 

Elle se donna, à Toi, et devint infâme, 

Depuis ce jour, elle nous donna la mort, non la Vie. 

 

Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome, et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Ah, mon Dieu, si tu l'avais vu l'oeuvre du Mal,  

Jamais, tu ne serais mort, pour cet animal. 

Seigneur, Tu es mort, près de l'autel de Vénus,  

Mutilé, sous la voûte même d'Uranus. 

 

Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome, et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Sa connaissance, l'homme la doit à Satan,

Quand Ton sang glorieux coule, à chaque printemps. 

Hélas, je pleure Adonis, il n'est le Démon, 

Mais le beau jeune homme, que nous aimons. 

 

 Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Tu poussas la jeune fille, à vendre ses charmes. 

Elle fut prostituée, au pays de Nod. 

Yubal, le citharède, fut le dieu de Rhodes, 

Tubal apprit, au guerrier, à forger des armes. 

 

Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome, et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

 L'Hébreu, qui occupe Canaan, Te maudit, 

L'Arabe crut que Tu inspirais les poètes, 

Par des sacrifices, des orgies et des fêtes.

 

Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome, et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

  De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Ils célébrèrent Satan, chaque vendredi, 

Les ivrognes reconnurent, en toi, Bacchus, 

Et le pédéraste embrassa ton anus. 

 

Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Ah, mon Dieu, si tu l'avais vu l'oeuvre du Mal, 

Jamais, tu ne serais mort, pour cet animal. 

Seigneur, tu es mort, près de l'autel de Vénus, 

Mutilé sous la voûte même d'Uranus 

 

 Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome, et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Sa connaissance, l'homme la doit à Satan,

Quand ton sang glorieux coule à chaque printemps. 

Hélas, je pleure Adonis, il n'est le Démon, 

Mais le beau jeune homme, que nous aimons.

 

Brahim Megherbi/ Brian Vane  / S.E.B

 

Vénus aux Enfers 

 

Chrétienne, hystérique, d'un père autoritaire, 

Hérita le caractère et les gants de fer. 

Madame connait bien Sade, lu aux Enfers, 

Elle dut me dominer, pour me faire taire. 

Etrange Vénus, à la coiffure saphique, 

Elle a la fourure, mais n'est pas ma sylphide, 

Mes nuits, à Pernety, furent souvent épiques, 

Quand je contemplais cette Grâce, aux traits livides.

 

Brahim Megherbi / Brian Vane / S.E.B